Congrès de Versailles : un vote à l’issue incertaine
Lundi 21 juillet, les parlementaires (sénateurs et députés) se réuniront pour approuver ou non le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la 5e République. La particularité de ce congrès est, qu’à l’heure actuelle, personne ne sait si le vote sera positif ou négatif. Et que, dans tous les cas, le vote sera très serré (un peu comme le vote de l’amendement Wallon instituant la République en 1875, à une voix prêt…).
Participer à un congrès est toujours très intense : tout d’abord, pour le lieu, la salle des séances installée dans l’aile du Midi du Château, chargée d’histoire.
Ensuite, pour l’ambiance survoltée : une présence inhabituelle de caméras, de journalistes, et de célébrités politiques qui se bousculent pour se faire interviewer, et un bureau de poste où résonne le crépitement ininterrompu des tampons martelés sur les cartes postales.
Enfin, pour le moment du vote, qui se déroule dans la galerie
des batailles.
Nos parlementaires feront « sagement » la queue, munis de 3 bulletins de vote nominatif (blanc : pour ; bleu : contre ; rouge : abstention). Ce bulletin, équipé d’un code à barres, sera lu pour enregistrer le vote « électroniquement », puis déposé dans une urne. Car, au final, ce sera bien le vote manuel qui fera foi. En tout, 45 minutes pour faire voter plus de 900 parlementaires répartis en 8 bureaux de vote.
Et puis, l’urne sera ouverte, les bulletins de vote comptés, mis sous enveloppes puis amenés au bureau central, qui regroupera tous les votes. Et, enfin, le résultat sera annoncé. Le suspens sera alors à son comble : utilisera-t-on la presse pour marquer dans le « marbre » constitutionnel cette révision ?









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